Nicolas Chatelain peintre de l'éphémère

6 avril 2008

Nicolas Chatelain, « Ce bloc de granit vient du Parlement de Bretagne. Je le peins depuis quelques années et je le peindrai jusqu'à la fin de ma vie. »




Nicolas Chatelain, 29 ans, a fait les Beaux-Arts du Mans. Il vient de travailler quelque mois dans un atelier de la ville de Rennes et passe désormais l'été au Manoir de Soisay où le calme des lieux convient à ce jeune peintre très discret. « C'est Jean-Baptiste Calistru que m'a présenté aux Le Grand. Mon travail leur a plu et je suis heureux de ce que je fais ici. » À Soisay, Nicolas bénéficie d'un bel atelier très clair qui donne sur la campagne percheronne. Il y peint des objets non identifiés. Ses oeuvres sont soit éphémères soit éternelles.
« Ce bloc de granit vient du Parlement de Bretagne. Je le peins depuis quelques années et je le peindrai jusqu'à la fin de ma vie. J'ajoute des couches puis je l'expose aux intempéries par exemple et j'observe ce quiarrive. » Nicolas peint sur tout type de support, mais toujours avec de la peinture à l'huile. « J'ai commencé comme tout le monde sur des toiles, mais j'ai voulu me détacher du mur. J'essaye de cultiver l'imaginaire du spectateur. »

Parmi les objets que fait Nicolas, il y a ses oeuvres éphémères. « J'aime que les objets soient en transformation. » Ainsi, des peintures en train de sécher, ou en glaçon qui dégèle le long d'un mur ou encore un assemblage de savonnettes qui fond selon ses remaniements épisodiques jusqu'à ce qu'il n'existe plus et est actuellement exposé dans une nouvelle galerie de Rennes, Au fond du couloir.